Vos réponses

Entre le 28 avril et le 12 juin 2026, 1 630 personnes ont répondu au questionnaire consacré au projet Jeux & Stratégie.

Ce chiffre ne dit pas tout. Il permet une intuition, de sortir du simple souvenir attaché au titre, et de commencer à comprendre ce que des lecteurs attendent aujourd’hui d’une revue consacrée à la culture ludique.

Ces réponses dessinent un premier cercle : des joueuses et joueurs attentifs, souvent expérimentés, qui ne demandent pas seulement qu’on leur parle de jeux, mais qu’on leur propose un regard sur le jeu.

Intérêt pour le projet

Vos réponses font apparaître un signal clair : le retour de Jeux & Stratégie suscite une attente réelle. Une large majorité d’entre vous se déclare favorable au projet, et une part importante indique qu’elle pourrait précommander un premier numéro. Ce sont des intentions, pas encore des engagements. Elles ne remplacent ni une campagne de financement, ni l’épreuve concrète de l’achat.

Mais elles disent déjà quelque chose d’essentiel : il existe un noyau de lectrices et de lecteurs prêts à regarder ce projet sérieusement. Une attente, une curiosité, une envie de voir si une revue consacrée au jeu peut de nouveau exister autrement.

Profil de pratique

Le questionnaire a principalement touché des joueurs réguliers. Près des trois quarts d’entre vous déclarent jouer au moins une fois par semaine, et beaucoup se considèrent comme expérimentés.

Ce point compte. Jeux & Stratégie ne parle pas seulement à une mémoire nostalgique ou à une pratique occasionnelle. Le projet touche aussi des personnes pour qui le jeu est une pratique installée, parfois centrale, et qui attendent autre chose qu’un simple suivi des sorties.

Vous ne demandez pas seulement qu’on vous dise à quoi jouer. Vous semblez attendre qu’on prenne le jeu au sérieux.

Des cultures de jeu
qui circulent

Vos réponses montrent une forte circulation entre plusieurs univers : jeux de société, jeux experts, jeux de rôle, jeux vidéo, wargames, jeux narratifs, jeux d’enquête.

Ces pratiques ne vivent pas toujours dans des cases séparées. Beaucoup d’entre vous passent d’un univers à l’autre, mêlent les références, les formats, les manières de jouer. Une même personne peut pousser des figurines, lancer des dés, négocier autour d’une table, explorer un jeu vidéo, suivre une campagne de jeu de rôle ou retrouver un vieux classique.

C’est l’un des enseignements les plus nets du questionnaire : Jeux & Stratégie a du sens si la revue sait relier ces cultures plutôt que les isoler.

Rapport au temps long

Une tendance ressort fortement : vous préférez majoritairement moins de sujets, mais traités en profondeur.

Ce choix va directement dans le sens d’une revue dense, construite, pensée pour être lue, conservée et relue. Pas un média de flux. Pas une course à l’actualité. Pas un objet conçu pour disparaître aussitôt consommé.

Une revue doit pouvoir prendre le temps : celui de l’enquête, de l’analyse, de l’histoire, de la stratégie et du récit…

Ce qui donne de la valeur
à la revue

Les éléments que vous jugez les plus importants sont les dossiers, les enquêtes, l’expertise des auteurs et le traitement atypique des sujets ludiques.

La valeur attendue ne repose donc pas seulement sur le papier, ni sur la mémoire attachée au titre. Elle repose sur une promesse éditoriale : proposer des textes solides, documentés, singuliers.

Des textes qui ne se contentent pas d’accompagner l’actualité du jeu, mais qui cherchent à la comprendre.

Contenus attendus

Les contenus les plus attendus concernent la culture et l’histoire du jeu, les analyses critiques, les jeux de rôle, les approches transversales, la stratégie et les coulisses du secteur.

Ce qui se dessine ici n’est pas une demande pour une revue spécialisée dans un seul domaine. C’est plutôt l’attente d’un espace capable de regarder le jeu sous plusieurs angles : ses règles, ses mécaniques, ses usages, ses récits, son économie, ses auteurs, ses lieux, ses héritages.

L’écrit reste central

L’article écrit arrive en tête des formats que vous préférez. Vous vous informez aussi par les sites spécialisés, YouTube, les réseaux sociaux, les forums et le bouche-à-oreille.

Il ne s’agit donc pas d’opposer le papier au numérique. Le numérique reste un lieu de découverte, de discussion et de circulation.

Mais vos réponses montrent qu’il existe encore une attente forte pour des textes construits, lisibles dans la durée, capables de rester. Des textes que l’on ne parcourt pas seulement entre deux notifications, mais auxquels on revient.

Budget et achat

Vos réponses indiquent un public fortement engagé dans sa pratique ludique, y compris dans ses dépenses. Une majorité déclare consacrer plus de 150 € par an au jeu, et plus de la moitié dépasse 300 €.

Cette donnée ne garantit pas l’achat d’une revue. Mais elle montre que le public touché connaît déjà la valeur d’un objet culturel lié au jeu.

L’enjeu sera donc clair : montrer ce que Jeux & Stratégie apporte en plus d’un jeu, d’une vidéo, d’un site ou d’un fil d’actualité. Non pas un objet de plus, mais une expérience de lecture différente.

La revue avant les bonus

Vos réponses sur les contreparties sont instructives. Beaucoup d’entre vous ne demandent pas nécessairement de bonus, d’objets supplémentaires ou de gadgets.

La revue elle-même reste l’objet central.

Des contreparties peuvent accompagner une campagne. Elles peuvent l’enrichir. Mais elles ne doivent pas détourner l’attention de l’essentiel : financer, fabriquer et publier un premier numéro solide.

Un noyau de lectorat
à élargir

Le questionnaire a principalement touché un public masculin, âgé de 35 à 54 ans, plutôt bien réparti sur le territoire.

Cette donnée permet de mieux comprendre le noyau actuel du projet. Elle rappelle aussi un enjeu important : si Jeux & Stratégie doit renaître, la revue ne peut pas seulement parler à celles et ceux qui l’attendaient déjà.

Elle devra progressivement élargir son lectorat, ouvrir ses sujets, ses exemples et ses portes d’entrée. Le jeu traverse les générations, les pratiques et les milieux. La revue devra être capable de refléter cette diversité.

Questions ouvertes

Les réponses ouvertes précisent fortement vos attentes.

Beaucoup d’entre vous disent vouloir moins de tests rapides, moins d’actualité produit, moins de promotion déguisée, moins de contenus dictés par le calendrier des sorties. À l’inverse, vous demandez davantage d’histoire, d’analyse, de recul, de stratégie, de sociologie, de coulisses et de culture ludique.

C’est sans doute dans ces réponses que se dessine le plus clairement la future ligne éditoriale : parler du jeu comme d’une pratique, d’une culture, d’un plaisir, d’un objet de pensée et d’un territoire commun.

Vous le dites le mieux

Et la suite ?

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de répondre.

Vos retours permettent de mieux comprendre les attentes autour de Jeux & Stratégie : les sujets à approfondir, les formats à privilégier, le rapport au papier, mais aussi les conditions nécessaires pour qu’une revue de ce type trouve réellement son public.


La prochaine étape sera de préparer le financement participatif prévu à la rentrée. Avant son lancement, l’objectif est de vous présenter ce que pourrait être ce premier numéro : son sommaire, ses contributeurs pressentis, son format, son prix, sa fabrication, sa ligne éditoriale et les choix construits à partir de vos réponses.


L’intérêt est là. Mais il doit encore grandir.


Pour qu’un premier numéro de Jeux & Stratégie puisse exister dans de bonnes conditions, il faudra toucher bien au-delà du premier cercle déjà mobilisé. D’ici là, le projet continue. La newsletter restera le meilleur moyen de suivre les prochaines annonces, les nouveaux contenus et les étapes qui mèneront au financement participatif.